Quête de la simplicité

Qu’est-ce que j’appelle simplicité ?

Lorsque l’on veut connaître la définition d’un mot, la première étape est d’aller consulter un dictionnaire. Je me suis rendue compte au combien il était nécessaire de clarifier des mots qui nous semblent usuels : dans la plupart des cas, nous ne sommes pas capables d’en donner une définition claire.
Le Larousse nous dit que le mot simplicité est un nom féminin (tiens tiens…), ensuite voici les définitions :

  • Caractère de ce qui est peu compliqué, facile à comprendre, à utiliser, à expliquer.
  • Caractère de ce qui se présente sous une forme dépouillée, qui est sans luxe.
  • Caractère de quelqu’un, de son comportement, qui évite la recherche, l’affectation(1).

Nous sommes dans une ère de consommation ou la simplicité n’est pas de mise. Lorsque l’on voit la couverture des célèbres magazines féminins notamment, on peut se rendre compte à quel point on tente de “sophistiquer” l’humain. On l’invite à être une personne qu’il n’est pas, à posséder une multitude d’objets qui aliéneront son identité.

Pourquoi me suis-je tournée vers ce chemin de vie ?

Je n’ai jamais été dans le besoin, et j’ai pourtant grandi avec cette frustration : les autres possédaient des choses que je n’avais pas. Et ils en retiraient à coup sûr une popularité  (surtout à partir du collège). Je fréquentais des amis avec des moyens bien plus élevés que les miens et dès que j’ai eu une carte bancaire entre les mains, j’ai dépensé sans compter les économies que mes parents et mes grands-parents m’avaient mises de côté. Je cherchais à exister au moyen du matériel.
Finalement à l’aube de mes 22 ans, j’ai été subitement abandonnée par ces “amis”. Et je me suis retrouvée à sec financièrement (heureusement que je vivais chez mon père à l’époque). C’était entièrement de ma faute bien sûr.C’est en faisant un énorme tri dans mes affaires que je me suis rendue compte de ce que j’avais pu consommer bêtement : des vêtements jamais portés, des chaussures à talons bien trop hautes (insupportables pour mon dos), des tonnes de produits de maquillage aux compositions douteuses. Physiquement je ne m’aimais pas.


Le changement de vie professionnelle m’a beaucoup aidé à retrouver confiance en moi. Travailler pour le bien-être des autres m’a épanoui (je suis thérapeute Shiatsu). J’ai fait de nouvelles rencontres et mes parents ont toujours été là !
Je me sens bien mieux dans ma vie depuis que je me respecte en tant qu’être. Cela ne veut pas dire que je ne consomme plus rien. J’ai juste arrêté de consommer pour exister.

Comment ai-je commencer ?

Par la nourriture en tout premier lieu. Pour résumé, divers problèmes de santé m’ont contrainte à supprimer le lactose, puis le gluten. A présent, j’élimine progressivement la viande de mon alimentation.
Mon placard contient la juste quantité de vêtements pour m’habiller de façon différentes, selon les saisons, mes humeurs, les occasions. Lorsque j’achète une nouvelle fringue, une autre sort de mon placard (je donne ou je vends).
Et bien sûr, changement total de routine de beauté, cuisine saine, réduction des déchets… je suis venue à tout ça progressivement.

 

Quel est le secret ?

Justement…
Faire les choses à son rythme, sans forcer, sans pression, sans se comparer aux autres. 
Simplicité = authenticité

Que signifie la simplicité pour vous ?

(1) Action d’afficher une attitude peu naturelle et le cas échéant peu sincère; p. ext., attitude qui manque de naturel ou de sincérité.

 

simplicité volontaire décroissance

8 Commentaires sur “Quête de la simplicité

  1. bonneintention says:

    Tu parles de cette quête de simplicité avec beaucoup d’honnêteté….. c’est tellement difficile de se dire qu’on a été dupés par cette société de consommation qui nous pousse à avoir toujours plus…. Nous, nous venons juste de nous en rendre compte et quel choc, quel prise de conscience. Et quel moment douloureux aussi, car le sevrage risque d’être long et semé d’embûches. Merci pour cet article éclairant et motivant.

    • galteane says:

      Merci d’avoir compris mon message ! Oui le sevrage est compliqué même encore maintenant, il m’arrive parfois de faire ce fameux “achat coup de coeur” et de le regretter une heure après… Mais une fois qu’on a compris le mécanisme, ça ne peut que aller mieux !

    • Cécile Boissier says:

      Merci à toi d’être venue me lire Claire ! Je suis heureuse de rencontrer de plus en plus de personnes qui empruntent notre voie !
      Au plaisir d’échanger !

  2. Pingback: 4 reportages pour voir les choses différements – Cécile Boissier

  3. chrys says:

    comme cela fait écho…
    j’ai aussi eu ce “besoin” de super consommation à un moment de ma vie. alors clairement, j’ai encore du chemin à parcourir mais ça fait plusieurs années qu’on est sur ce chemin du déconsommer ou du consommer autrement. Local, conscientisé, réfléchi et punaise, on vit bien mieux. plus en phase avec nous-mêmes. c’est curieux d’ailleurs, on parlait de décroissance avec mon mari hier avec le triste constat que c’est un concept qui a bien mauvaise presse…

    • Galtéane says:

      Oui, je pense que le terme fait peur… Y’a ce côté “retour à l’âge de pierre”. Sauf qu’on peut vivre avec un certain confort sans pour autant détruire l’environnement… Si juste tout le monde entrait dans la décroissance, ce serait tellement plus facile…

  4. Pingback: Comment j'ai changé de vie pour devenir thérapeute ? De la fac à la table de massage... - Cécile Boissier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *