Premiers pas en méditation

Temps de lecture : 7 minutes

 

C’est en lisant le livre de Dan Millman Le guerrier pacifique que j’ai eu envie d’essayer la méditation. Je me suis identifiée en très grande partie au personnage principal (qui n’est en fait que l’auteur lui-même) : nous avons des peurs, des complexes et des schémas communs. Une chose en particulier : l’excès de réflexions et de pensées et ce besoin de “FAIRE” absolument quelque chose. Comme si l’immobilité était une source angoisse profonde…

 

Où est le bouton « OFF » de mon cerveau ?

Mon cerveau ne connait pas le bouton « OFF ». Toujours, tout le temps, avant de dormir, quand j’essaie de me relaxer, quand je suis entrain de faire quelque chose et que je devrais me concentrer dessus… Des pensées parasites m’envahissent.
Je travaille et cumule plusieurs rôles à la fois (chef d’entreprise, praticienne de soin, femme de maison…). Ça devenait insupportable de faire des insomnies à cause de ce flot de pensées qui traversent mon mental sans arrêt.

Les seuls moments où mon cerveau se met enfin en pause c’est quand je pratique du sport. J’en ai toujours fait depuis que je suis petite. J’ai notamment fait de la danse pendant une dizaine d’année.
J’adore ça : la danse me permet d’être harmonieuse, dans mes gestes, mes postures, avec les autres dans un ballet. J’aime passer du temps à trouver la précision du geste, l’équilibre de mon corps, le mouvement parfait. Lorsque je suis concentrée là-dessus, mon flot de pensée s’arrête.
Je ne peux plus en faite actuellement à cause d’une blessure.

Je ressens depuis quelques mois maintenant ce besoin essentiel de me reconnecter à moi-même, d’être plus calme, sereine, apaisée. Mais j’ai une véritable angoisse à “ne rien faire”. J’ai un message inconscient qui revient souvent : “l’immobilité c’est la mort”. Et comme je ne veux plus ressentir cela, j’ai décidé de pratiquer la méditation.

 

Qu’est-ce que la méditation ?

En retirant toutes les approches spirituelles ou religieuses, méditer signifie seulement être là au moment présent, sans réfléchir, sans laisser le mental être perturbé par des pensées. Vous êtes là juste à cet instant avec vous-même.
Méditer ouvre votre conscience sur les sensations de votre corps, vos émotions : vous vous accordez le droit de les vivre, sans jugement. En tant que praticienne de Shiatsu, je me rends compte à quel point mes patients découvrent parfois les zones de tension sur leur propre corps…Nous ne nous connaissons pas bien nous-même.

En pratiquant la méditation, j’ai découvert à quel point je ne me connaissais pas. Et qu’il y avait une autre petite voix à l’intérieure de moi, plus douce, plus calme. Qui régulièrement, me glisse des informations, m’inspire sur ce la conduite à adopter dans une situation difficile… Pas évident de faire confiance à cette petite voix quand tout votre corps et votre mental vous hurle le contraire… Mais je digresse, reprenons depuis le début.

 

Mes premiers pas dans la pratique de la méditation :

J’ai voulu tout de suite commencer par la méditation guidée, car je ne me sentais pas capable de me lancer seule.
J’ai téléchargé l’application Petit Bambou dont j’avais si souvent entendue parler. J’ai fait la séries de 8 séances découvertes. Je les ai faites sur 9 jours d’affilés (une journée où je n’ai pas réussi à prendre le temps).

Par la suite, je me suis aidée aussi de l’application Neo Voyage Intérieur qui propose des voyages méditatifs. Je l’aime beaucoup aussi car, en plus de la voix apaisante de la thérapeute, il y a toute une ambiance sonore qui nous transporte ailleurs. C’était indispensable pour m’aider à calmer le mental dans les premiers temps.

 

Mes premiers ressentis en méditation:

C’est la voix douce et rassurante de la thérapeute nous guide pas à pas vers le silence intérieur. J’apprends à écouter mon corps, à respirer, à observer, à prendre la position de “témoin” de mon corps et de mes ressentis. Le plus difficile, outre le fait de tenter de ne pas réfléchir, c’est d’être dans le non-jugement. L’ego parle : “pourquoi je n’y arrive pas du premier coup”, “je suis nulle”, “ce n’est pas fait pour moi”, “mais je m’ennuie”, “je ne vois pas l’intérêt”… etc. Bref ce sont toutes les excuses du mental pour vous faire croire que vous ne seriez pas capable de méditer. Or, nous avons tous cette capacité, car nous sommes tous constitué de Yin et de Yang. Le Yin, énergie calme et apaisée, s’alterne dans un cycle harmonieux avec le Yang.

Au fur et à mesure de la pratique, je commence à trouver ce calme intérieur. J’ai cette réelle sensation que mon cerveau se met en pause. Et ça fait un bien de fou ! Quand j’écoute ma respiration, j’ai l’impression de m’écouter moi-même.

 

Mes gains :

A la fin d’une séance de 10 minutes, je me sens vraiment bien, reposée, apaisée. Cela m’a permis de m’endormir tout de suite après (je le faisais le soir). Le matin, cela m’aide à clarifier mon programme et les objectifs de la journée. Les pensées parasites ont plus de mal à m’influencer.
Au bout d’une semaine de pratique déjà, je me surprends à en vouloir encore ! J’ai trouvé le « médicament » qui vient soulager mon flot de pensées infinis.

Et je remarque que j’ai commencé à prendre l’automatisme dans d’autres aspects de ma vie :

– Dans ma pratique du Shiatsu, je suis plus présente avec mes patients.
– Lorsque je suis dans un endroit où il y a beaucoup de bruit, je peux faire barrage au son pour ne pas être perturbée.
– Je peux plus facilement me concentrer lorsque je conduis.
– Si je me réveille en pleine nuit, j’applique le principe de la méditation pour me calmer et me rendormir (ça ne marche pas toujours, étant novice, mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron).

Et après ?

Je ne vous cache pas que ce n’est pas toujours évident d’être appliquée. Pendant une forte période de stress, je peux totalement me sentir dans l’incapacité de pratiquer la méditation. J’ai l’impression de me laisser contrôler par mes émotions et de n’être absolument pas capable de les réguler. Du coup, on peut vite rentrer dans un phénomène de culpabilisation, et de se fermer la porte à la méditation. Il faut réellement le prendre comme un entraînement, une discipline. C’est par la régularité que l’on apprend, c’est comme pour un sport ou un métier.

J’apprends aussi à écouter la voix de mon inconscient. Quand j’ai besoin d’éclaircir mes idées, ou de trouver une solution à une difficulté. Je me pose dans le silence et je demande à recevoir des informations par rapport à telle situation. Il faut un peu de pratique pour arriver à tout cela c’est vrai. En fait, plutôt que d’apprendre à méditer, essayons de nous dire que nous réapprenons quelque chose que nous savons faire naturellement : l’alternance naturelle du Yin et du Yang. Nous allons désapprendre à notre mental cette nécessité de contrôler et d’agir.

Je me suis enhardie à pratiquer le Yoga, et si les Pranâyama (méditations & respirations) sont encore difficiles pour moi, je sens les bénéfices, et je sens ce besoin d’y revenir, comme un massage du mental haha ! Je n’ai plus besoin d’avoir un fond sonore quand je cuisine ou que je fais le ménage. Je peux mettre simplement le bouton “OFF” sur mes pensées pour être présente à mon activité.

Et si vous pensez que ce n’est pas fait pour vous… Essayez. Faites en l’expérience réelle et prenez-soin de vous. N’oubliez pas d’épingler l’image ci-dessous sur votre tableau Pinterest afin de garder l’inspiration proche de vous !

4 petits messages sur “Premiers pas en méditation

  1. chrys says:

    bon, ben, tu vas dire, que mes commentaires se suivent et… se ressemblent !!! mais j’ai exactement le même parcours que toi sur le plan de la méditation. petit bambou a été une révélation juste avant de rencontrer et de méditer avec des moines tibétains. depuis, comme toi, cela fait partie intégrante de ma vie, de mes besoins. et …adieu insomnies (et mes insomnies n’étaient pas de l’ordre de l’anecdote. c’était HYPER fréquent. je dis souvent que je n’ai pas dormi durant 7 ans… c’est peu pour certains, pour moi, ce fut horrible.
    merci pour tes articles qui sont tous très intéressants et complets.

    • Galtéane says:

      La méditation me fait un bien de fou, moi qui suit une grande angoissée hihi. Le plus dur c’est de se tenir à une régularité au début. Mais par la suite ça va tout seul 🙂

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