Trois ans de simplicité volontaire – Le bilan

Temps de lecture 7 min

Il y a un an et demi, je vous confiais dans cet article, mes débuts laborieux sur le chemin de la simplicité volontaire. Lorsque vous prenez conscience de ce que l’humain se fait à lui-même et à la planète par son comportement excessif, vous ne pouvez plus revenir en arrière. Pour que le changement dans notre quotidien soit durable, il est absolument nécessaire de transformer votre mode de vie de façon lente, profonde et efficace.

Même si cela fait bien plus longtemps que je suis sensibilisée à la cause environnementale, je suis vraiment entrée dans la simplicité (décroissance, sobriété heureuse, minimalisme, chacun utilise le mot qu’il veut) depuis mon arrivée à La Rochelle il y a trois ans.

 

Mon panier de course

 

 

4 changements visibles à court terme :

  1. Une maison plus claire : depuis que j’ai désencombré et fait du vide dans mon appartement, j’ai cette sensation d’avoir plus d’espace physique et mental. Comme je travaille beaucoup de chez moi et que je fais énormément de choses moi-même, j’avais absolument besoin de cette sensation de “liberté”. Surtout quand je vivais dans 36m2. Mais même avec 50m2, nous n’avons pas plus rempli notre espace…
  2. Un environnement plus sain : moins d’objets = moins de ménage. Pour faire celui-ci, je n’utilise que des produits simples et bruts et fais moi-même mes recettes. Plus de substances chimiques ni de perturbateurs endocriniens chez moi, ma santé et celle de mon conjoint s’en porte bien ! Ce n’est pas parce que l’on utilise des produits naturels que cela nettoie moins bien 😉 (si besoin je vous donne le mail de Monsieur, trèèès à cheval sur l’efficacité des produits).
  3. Redécouvrir de nouvelles saveurs en cuisine : lorsque l’on décide de réduire sa consommation de viande, d’acheter bio ou à la ferme locale (celle qui cultive raisonnablement bien sûr, pas la grande monoculture de blé transformé), on éveille ses papilles à des goûts et des saveurs oubliés voire jamais connus : j’ai redécouvert les épinards, les courges, les différentes variétés de radis, de légumineuses..
  4. Plus de confiance en moi : je me sens très heureuse de contribuer à l’amélioration de mon environnement et de ma santé. De plus j’apprends énormément de choses moi-même, cela renforce ma confiance en moi et ma capacité à faire. Du coup, j’arrive plus facilement à inspirer les autres à faire de même.

 

 

 

 

4 obstacles à surmonter :

  1. Par où commencer et où se renseigner ? La réponse est : commencez parce qui vous semble le plus simple à mettre en place par rapport à votre quotidien. Expérimentez, c’est comme ça que cela deviendra naturel pour vous. Entre tous les blogs, les comptes Instagram, les chaînes Youtube, Facebook, les informations sont en libre accès. La base de tout changement c’est qu’il doit venir de vous. Prenez les infos, les recettes, détournez-les à votre guise pour qu’elles vous conviennent. Pour ma part je trouve énormément d’astuces sur Pinterest, sur Instagram (mes comptes favoris sont ceux de @unejulieverte @zewami et @girl_go_green) et les groupes d’entraide sur Facebook ( comme les groupes des Licornes ou L’autonomie est la clé de notre futur ).
  2. L’investissement financier :  n’achetez pas d’un coup, les sacs à vrac, les bocaux, la brosse à dent en bambou, les cotons lavables… Sinon oui, clairement ça va vous coûter cher. Il est nécessaire d’investir dans des objets durables, donc plus onéreux. Mais si vous adoptez le principe de la seconde main, ou du faire soi-même alors, vous ferez des économies. Demandez à votre grand-mère de vous coudre des sacs à vrac dans de vieux draps, achetez des bocaux sur les vide-greniers (il y en a des tonnes pour presque rien)… N’achetez que ce dont vous avez vraiment besoin. Je vous file un petit coup de pouce pour réduire vos dépenses : -10% sur le marketplace de Dream-Act* avec le code DREAM-GALTEANE.
  3. Se culpabiliser parce que l’on ne change pas assez vite par rapport à l’ampleur des dégâts sur l’environnement…
  4. Emmenez sa moitié sur la route de la simplicité volontaire : pas très très évident au début avec monsieur ahah. Mais finalement, la patience paie : montrer l’exemple, encore et toujours, sans faire culpabiliser, cherchant faire apparaître tous les aspects positifs : économie, faire des choses soi-même, avoir de nouvelles activités avec vos enfants…

 

 

4 changements sur le moyen et long terme :

  1. J’apprends à prendre le temps : alors oui, cela prend peut-être plus de temps de cuisiner, de faire ses produits ménagers. Une fois que l’habitude elle est ancrée dans notre quotidien, ça devient juste normal. Nous courrons déjà tous après le temps. Pourtant si nous passions moins de temps devant nos écrans, je suis sûre que chacun trouverait 30 minutes par jour pour cuisiner.
  2. J’ai changé mon rapport à l’avoir :  Je ne m’identifie plus à mes possessions ni à mon patrimoine matériel. Je me contente de ce que j’ai actuellement.
  3. J’ai ouvert mes horizons : j’ai créé des liens avec de nouvelles personnes proche de mes valeurs, c’est beaucoup plus facile pour s’entraider. Je me découvre de nouvelles passions pour le jardinage, la couture et la cuisine surtout ! Moi qui pensait que je ne pouvais m’amuser qu’en partant en voyage, en faisant des soirées avec des copains ou en jouant aux jeux vidéos… (Ce qui ne m’empêche pas de continuer à faire ça ahah !)
  4. J’ai fait des économies : oui oui, tout le contraire de ce que je vous ai dit plus haut. Lorsque vous décidez de simplifier votre quotidien, il y a tout un tas d’achat que vous ne faites plus car vous n’en avez plus besoin : coton-tige et cotons jetables, produits industriels transformés, vêtements que finalement vous ne portez pas… J’ai meublé mon cabinet de Shiatsu pour 100 euros avec uniquement de la seconde main par exemple. Nous essayons systématiquement de réparer plutôt que de jeter (Youtube est notre ami pour cela).

 

Les 12 étapes par lesquelles je suis passée en trois ans :

  1. Faire un énorme tri (à cause en partie de mon déménagement Paris-La Rochelle)
  2. Changer tous mes cosmétiques cracras pour des huiles végétales bio ou des cosmétiques maison.
  3. Apprendre à cuisiner.
  4. Faire ses courses en magasin vrac.
  5. Découvrir les fermiers locaux.
  6. Faire mes produits ménagers.
  7. Supprimer les cotons et l’essuie-tout jetable.
  8. Passer au savon solide puis au shampooing solide.
  9. Ecumer les vides-greniers et Le Bon Coin pour les objets de seconde main.
  10. Acheter des vêtements de seconde main.
  11. Réduire drastiquement ma consommation de viande.
  12. Faire de nouvelles choses moi-même (faire son pain, sa crème végétale, son lait d’oléagineux, ses yaourts…).

 

Conclusion :

Je ne reviendrai jamais en arrière. C’est devenu un vrai mode de vie pour nous. Je me sens beaucoup moins stressée. Je n’arrive pas vraiment à l’expliquer. Sûrement parce que j’apprends régulièrement de nouvelles choses  et que je me sens de plus en plus libérée de la notion de temps. On appelle cela la “slow life” ce n’est pas pour rien.

Il faut en premier faire les choses pour soi. Petit à petit, cela vient, doucement. Laissez le temps au temps. Ne surtout pas se mettre de pression c’est indispensable. Si vous vous découragez, rappelez-vous vos convictions. C’est elles qui feront durer vos efforts.

Pour ma part, je compte encore plus m’axer sur le faire soi-même. Je souhaite devenir autonome sur le plus de choses possibles et encore moins dépendre des supermarchés.

Merci de votre attention, j’espère que cet article vous aura inspirer. Quels changements positifs et quelles difficultés rencontrez-vous dans votre chemin vers le minimalisme et la décroissance ?

A bientôt !

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5 Commentaires sur “Trois ans de simplicité volontaire – Le bilan

  1. Djahann says:

    J’adore ce genre d’article, c’es tellement inspirant !
    J’ai un souci avec les produits locaux : je ne sais pas trop comment trouver les producteurs du coin et qui soient vraiment proches. J’avais tenté la cueillette de st xandre (j’adore leur boutique, et il y a des objets de chez ma grand mère dedans !), mais je trouve que ça fait beaucoup de km juste pour quelques fruits et légumes.

    • Galtéane says:

      Merci à toi de m’avoir lu 🙂
      Je ne sais pas où tu habites, mais à La Rochelle et dans les environs il y a vraiment du choix. Les Amap d’une part, mais je crois que la plupart sont complètes.
      Sinon tu as Panier Nature à Nieul-sur-Mer qui fait des dépôts de panier dans différents points relais.
      A Aytré il y a un primeur bio/raisonné local dans la rue de la gare.
      Il y a le Potager de La Jarne qui fait du bio, l’Esat qui est à côté de l’hôpital Marius Lacroix. Il y’a la ferme de Bonneville (mais c’est plus loin).

      Parfois il faut faire quelques kilomètres pour être sûr d’avoir de bons fruits et légumes pour notre santé et notre planète 🙂

  2. Djahann says:

    Je suis à Périgny. Disons que faire des kilomètres en voiture n’est pas tout à fait en adéquation avec ce mode de vie ! Bon, je sais qu’on ne peut pas tout faire parfaitement !
    Les paniers, j’y avais pensé, mais je n’aime pas beaucoup de légumes, donc ne pas pouvoir choisir c’est prendre le risque de gâcher. Le primeur d’Aytré, je vais peut être aller voir du coup et l’Esat aussi me semble intéressant.
    Merci pour les bonnes adresses !

  3. IRIS Root says:

    Super article, très inspirant 🙏
    Pour ma part, je ressens la même chose que toi: au plus je vais vers la simplicité, au plus je me sens libre.
    Je viens par exemple de tenter mes premiers savons saponifiés à froid maison. Si c’est réussi (résultats dans quelques semaines), j’ai de quoi me laver pendant 6 mois 😜 Un tracas de moins, un produit dont je maîtrise la composition pour ma santé et pour l’environnement.
    Faire mes produits (cosmétiques et ménagers) moi-même me rassure, je passais trop de temps à scruter les étiquettes avant. Et oui, ça prend un peu de temps de les confectionner, mais de 1 pas énormément non plus, et de 2 si on fait en quantité ce temps est vite “rentabilisé”. J’ai aussi équipé un des cabinets où j’exerce avec de meubles de récup’, quelle satisfaction ! Et j’apprécie de privilégier des objets qui ont une âme ✨ Je dois dire que sur ce chemin, tu fais partie des personnes qui m’inspirent 🙏

    • Galtéane says:

      Merci pour cet adorable commentaire Iris, je suis touchée !

      Comme tu dis, on est plus libre finalement… J’ai fait la même chose que toi, mon cabinet est meublé de récup, y compris une chaise vintage qui doit avoir 30 ans (qui m’a coûté un tout petit peu cher aha), mais tellement de bonheur !

      Bisous, continue sur ce chemin, tu es une belle personne !

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